12.09

1ère trilogie de Schubert VS Belgique – Croatie

Hier soir, le Klara Festival accueillait assurément l’un des moments forts de sa programmation. Le Bozar recevait en son antre la première et la dernière symphonie complète de Schubert. L’ensemble de la trilogie s’étalant sur trois jours dans autant de salles.

Depuis quelques jours, on ne peut affirmer que cette première interprétation de Schubert au Klara Festival passe au premier plan sur les réseaux sociaux faute à un match de football, importantissime dit-on, de notre équipe nationale. Mais il n’a fallu que quelques notes aux Musiciens du Louvre Grenoble pour faire passer de l’ombre à la lumière la musique du grand compositeur autrichien.

Bruxelles ne manque pas de salles d’exception pour recevoir un tel événement. Pour cette première soirée consacrée à Schubert, le Palais des Beaux-Arts sort le grand jeu en mettant la salle Henri le Bœuf à disposition. Les sièges sont quasiment combles et les Musiciens dirigés par Marc Minkowski font leur entrée sous les applaudissements. La cacophonie laisse peu à peu place aux premières notes des violons, contrebasses, hautbois, clarinettes, bassons, timbales, trombones et j’en passe. Au cours de sa courte vie (1797-1828), Franz Schubert a laissé un héritage musical des plus influents - en témoigne sa ‘Grande symphonie’ -, la dernière à avoir été terminée par le compositeur. Cette dernière fait partie de ses chefs-d’œuvre les plus originaux. L’on dit qu’il s’est inspiré de Haydn, Mozart et Beethoven, à ses débuts.

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Vous n’entendrez pas de moi le décryptage de cette musique aussi complexe que fascinante. Je n’en ai ni la prétention ni les connaissances. Néanmoins en grand chef d’orchestre qu’il est, Marc Minkowski  réussit à transmettre une passion et une rigueur qu’on ne peut nier. Mélomane ou non, on ne peut contester la grande interprétation des Musiciens du Louvre Grenoble. D’aucuns disent l’œuvre particulièrement exigeante à exécuter. Dans le cadre de la « Schubert Trilogy », la troupe poursuivra l’interprétation de toutes les symphonies à deSingel à Anvers et au Concertgebouw de Bruges.

Hier soir, il n’y avait pas de ‘Truite de Schubert’ au menu, mais on a pu déguster deux très belles symphonies du génial compositeur. Et c’est très bien ainsi ! Tiens au fait, connaissez-vous le score des Diables Rouges, ça m’a échappé… 

Charles Boonaert

Écrit par Charles - Commentaires (0)

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